Je suis écoeurée
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Septembre 2008
Bonjour
Vous avez publié mon témoignage sur le n°
394 et je vous en remercie. Aujourd'hui je suis écoeurée
et vraiment le moral très bas. J'ai vraiment l'impression que
mon mari est considéré par la loi "comme un roi".
et qu'une femme qui quitte domicile conjugal a vraiment tous les torts
même en 2008 et c'est regrettable. Moi qui est partie sans rien,
je le ressens que c'est tant pis pour toi. Normalement mon mari doit
me donner mes affaires le 30 août à 14 heures. Déjà
je n'ai pas le droit de rentrer chez moi car il ne veut pas et il est
dans son droit (le domicile conjugal lui a attribué). J'ai du
donc faire une liste de ce que je voulais et c'est pas très evident
de la faire de tête et c'est lui qui décide de ce qu'il
va me donner car il estime que certains cadeaux de mariage que j'ai
demandé par exemple de ma soeur etaient aux 2. En plus concernant
la chambre de mon fils qui a 22 ans, il estime que comme il est majeur
c'est à lui de dire ce qu'il veut prendre. Mais il vit chez moi
et j'ai dû lui acheter une chambre car si j'avais attendu depuis
presque 1 an on dormirait à même le sol. Je suis d'accord
que le domicile conjugal lui est attribué mais les lois devraient
s'interroger pourquoi des femmes le quittent et revoir un peu"leur
copie". J'ai l'impression que je vais avoir travaillée pendant
23 ans pour avoir rien du moins tout ce qui n'interesse pas mon mari.
Je me sens punie sévèrement pour avoir quittée
mon mari. En plus il veut que je vienne seule, j'ai tres peur car ça
sent le traquenard. Je sais que je ne viendrai pas seule avec qui je
ne sais pas car mon mari ne sera pas tendre avec, donc il est capable
de ne pas me laisser rentrer. C'est encore lui le roi. En plus mon mari
manipule tres bien mon fils car dimanche on s'est expliqués.
Déjà il estime que je demande des choses qui ne vont me
servir à rien puisque je les ai. et que je devrais les laisser
à son père. Donc je ne me fais pas d'illusions sur ce
que mon fils va vouloir de sa chambre je suis complètement écoeurée
et le travail qui reste à faire pour faire reconnaitre les violences
psychologiques et morales est énorme. C'est quand même
un comble que ce soit lui qui décide encore de tout, qui dit
à son avocate que j'ai déjà pris tous mes bijoux
des vêtements et du linge de maison. On lui donne beaucoup de
poids et du pouvoir et ça ne peut que le conforter dans le fait
que je n'avais pas à partir.
Cordialement
C.
catbibi@laposte.net
Bonjour,
En vous parlant ainsi, votre fils essaie sans doute de dédramatiser
la situation, afin qu'elle ne vous "plombe" pas le moral et
vous empêche d'avancer.
Finalement, il vous demande de laisser de côté les pertes
matérielles et de considérer que vous avez gagné
votre liberté, votre dignité et que celles-ci justement
n'ont pas de prix.
Il vous demande de ne pas rentrer dans les provocations de son père,
non pas parce qu'il le soutient mais parce qu'il voudrait pouvoir quand
même garder une image pas plus "abîmée"
du couple parental.
Faites lui ce plaisir et ne vous abîmez pas non plus dans les
restes d'un passé.
Bien sûr, votre amertume est compréhensible mais vous pouvez
maintenant, considérer l'avenir avec espoir et optimisme.
Chantal POIGNANT
Conseil
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